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Coûts du transport routier : le contexte inflationniste devrait se poursuivre en 2022

Le Comité national routier (CNR) vient de publier son étude annuelle sur les coûts du transport routier en 2021. En proie à une inflation particulièrement virulente depuis le début de la crise sanitaire, tous les postes n’ont pas résisté de la même manière. Pour 2022, cette tendance devrait se poursuivre. 

Comme chaque année, le Comité national routier (CNR) dresse un panorama des coûts du transport routier de marchandises en 2021et livre ses prévisions pour 2022. L’an dernier, le secteur a été exposé à une inflation particulièrement marquée, notamment liée à la crise sanitaire. Pour autant, « la hausse du prix de revient enregistrée par le CNR atteint en moyenne + 4,8 %. Pour 2022, le facteur déterminant sera l’évolution du coût du personnel, dépendante d’une part des négociations paritaires sur la revalorisation des minima conventionnels (rémunération et indemnités de déplacement du personnel de conduite) et d’autre part de la tension sur le marché », résume l’étude.

Autre enseignement de cet opus : une forte progression depuis quelques mois des prix de matières premières et, corrélativement, ceux des matériels, des pièces détachées, de l’AdBlue ou des pneumatiques. « Ce contexte inflationniste devrait se poursuivre en 2022. Finalement, les prévisions d’évolution des coûts, hors gazole, pour 2022 sont comprises entre + 3,4 % et + 5,1 % selon les hypothèses sociales retenues. En moyenne, la prévision s’établit à + 4,2  % », tranche l’étude.

Des coûts salariaux stables

Côté coûts salariaux du personnel de conduite, les minima conventionnels salariaux n’ont pas évolué en 2021. Progressant de 1 % au 1er janvier 2021 puis de 2,2 % au 1er octobre 2021, l’évolution du SMIC a finalement atteint 3,3 % en un an, passant de 10,15 €/h à 10,48 €/h« À partir d’octobre 2021, le SMIC horaire (10,48 €/h) s’applique pour les coefficients 128M et 138M avant 5 ans d’ancienneté. Les minima conventionnels pour le coefficient 150M, qualification majoritaire pour exploiter des ensembles articulés, restent inchangés », plaide l’étude.

Concernant le poste véhicule, le contexte semble pour le moins tourmenté. En effet, frappée de plein fouet par une inflation découlant du renchérissement des prix des matières premières et d’un déséquilibre entre l’offre de véhicules disponibles et la demande, la production des véhicules est aujourd’hui en proie à des difficultés d’approvisionnement en semi-conducteurs et autres composants provenant de pays impactés par la crise sanitaire. « Selon les experts du marché poids-lourds, la tendance devrait se poursuivre en 2022 », indique l’étude.

Le gazole flambe

Autre indicateur analysé dans cette étude : le prix du gazole. Là aussi, la tendance est marquée par une forte inflation. En effet, en octobre 2021, son prix est supérieur de + 25,1 % à son niveau de décembre 2020. Fiscalement, le taux de TICPE appliqué au gazole professionnel s’est stabilisé en 2021 à 45,19 €/hl. Le taux forfaitaire de remboursement partiel de TICPE appliqué aux transporteurs pour les véhicules de plus de 7,5 tonnes est resté inchangé en 2021. De son côté, l’indice gazole professionnel, intégrant la TICPE applicable au gazole professionnel, a grimpé de 29,6 % depuis décembre 2020. 

Pour 2022, le CNR reste prudent, observant que « le projet de loi de finances pour 2022 prévoit le prix du baril en dollar à un niveau proche de celui de 2021 (69 $/baril en 2022 contre 68 $/baril en 2021), mais nettement plus haut que celui de 2020 (42 $/baril). Concernant la TICPE appliquée au gazole routier professionnel, le gouvernement n’a pas prévu à ce jour d’évolution en 2022. Bien entendu, la volatilité du prix de la matière première et l’évolution de la parité euro/dollar restent les principaux facteurs de variation de ce poste. »

Source:www.actu-transport-logistique.fr

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