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Covid-19 : faut-il craindre la pénurie ?

Cette analyse est sur toutes les lèvres dans le milieu des affaires : l’épidémie de Covid-19 ne sera pas seulement une catastrophe sanitaire. La pénurie pourrait guetter… à la reprise.

“La pandémie expose aussi la France à une crise économique majeure.” Ce scénario, comme nombre d’observateurs économiques, Emmanuel Monleau et Jérôme Dumas l’envisagent sans détour. Ces deux consultants, formateur en achats pour l’un, et en supply chain pour le second, sont à la tête de FCA, un cabinet de conseil et organisme de formation spécialisé dans les achats et la supply chain“Désormais, toutes les entreprises en France et en Europe redoutent le risque d’une rupture d’approvisionnement”, estiment-ils.

La Chine, l’usine du monde

Premier constat, comme une évidence : la Chine est l’usine du monde. Il existe une Chine dépendance dans des secteurs économiques aussi variés que le textile, l’électronique, l’informatique, la pharmacie, l’automobile ou l’ameublement. ” Ainsi, par exemple, une étude récente a révélé que la Chine monopolise 80 % de la production mondiale de circuits imprimés“, font remarquer les deux associés. 

Emmanuel Monleau le pense : avec la tension sur l’offre, le risque de pénurie ne guette pas pour la période actuelle. “Il est décalé, et sera amplifié au redémarrage de l’activité économique globale”, estime Emmanuel Monleau.

Il n’empêche que l’arrêt de l’activité en Chine au cours des trois premiers mois de l’année a fortement perturbé les circuits d’approvisionnement dans le monde entier. “Depuis fin février, les usines tournent au ralenti, incapables de satisfaire la demande et de livrer les clients”, souligne le codirigeant de FCA.

Les mégacargos reprennent la mer

Les usines recommencent tout juste à tourner en Chine. “Les mégacargos de conteneurs commencent à reprendre la mer, au ralenti. L’économie mondiale continue donc, pour l’heure, de puiser dans les stocks constitués par les grossistes et les détaillants, avec ce délai moyen d’acheminement de 6 semaines”, indique Emmanuel Monleau. Selon lui, les secteurs qui pourraient se retrouver les premiers sous tension seraient l’ameublement et le mobilier de bureau même si les démarches de confinement, avec une consommation totalement orientée vers les produits de première nécessité, vont limiter l’impact global actuel de la pénurie.

Lire l’intégralité de l’article dans L’Officiel des Transporteurs   3015 du 3 avril 2020.

Source: https://www.actu-transport-logistique.fr/

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