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Pénuries au Royaume-Uni : 10 500 permis de travail temporaire accordés

Face à la pénurie de carburant dans les stations-service du pays, le Premier ministre britannique Boris Johnson a finalement dû céder sur le dossier des permis de travail pour conducteurs étrangers. Une semaine après cette annonce, sur 300 postes de chauffeurs de camions-citernes ouverts aux visas temporaires, seulement 27 conducteurs ont répondu favorablement.

Face à la pénurie de carburant dans les stations-service du pays, le Premier ministre britannique Boris Johnson a finalement dû céder sur le dossier des permis de travail pour conducteurs étrangers. Mais l’offre semble difficilement convaincante. Une semaine après cette annonce, sur 300 postes de chauffeurs de camions-citernes ouverts aux visas temporaires, seulement 27 conducteurs ont répondu favorablement.

Une situation de crise

Selon la Petrol Retailers Association (PRA), fédération des distributeurs de carburant au Royaume-Uni, les deux tiers des stations-service du pays étaient à sec fin septembre. Le groupe pétrolier BP a annoncé qu’un tiers de ses stations étaient affectées par une pénurie d’essence. Par ailleurs, des aides-soignants et infirmiers libéraux confirment qu’ils ne peuvent plus assurer leurs visites médicales faute de carburant pour leurs véhicules.

Cette situation de crise avait débuté fin septembre, à la suite d’un rapport confidentiel du géant BP adressé au gouvernement, faisant état de premières fermetures d’établissements faute d’approvisionnement d’essence. Les carences sont directement liées au manque de conducteurs de camions pour acheminer l’essence vers les pompes. Cette situation concerne également l’achalandage des rayons des supermarchés, les livraisons des pubs ou des restaurants du pays.

Entre crise sanitaire et Brexit

Le manque en conducteurs se fait sentir depuis plusieurs mois au Royaume-Uni. Il est lié à la pandémie, qui a empêché 40 000 candidats de passer leur permis poids lourd, selon le Premier ministre, et surtout au Brexit qui complique les procédures migratoires, empêchant les travailleurs européens de circuler.

Face à la grogne, Londres, qui refusait jusqu’à présent d’assouplir sa politique, a décidé le 27 septembre d’accorder 10 500 visas de travail de trois mois (d’octobre à décembre) à des conducteurs étrangers. Le gouvernement envisage également de recourir à l’armée pour combler temporairement le manque en chauffeurs routiers.

Source:www.actu-transport-logistique.fr

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