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Première réunion pour le Comité interministériel de la logistique

Ce premier rendez-vous en présence des membres de France Logistique, réunis autour des ministres Jean-Baptiste Djebbari et Agnès Pannier-Runacher, a été l’occasion d’annoncer 16 mesures pour la compétitivité et la transition écologique du secteur, appuyées par une enveloppe de 1,7 milliard d’euros.

Sa tenue avait été annoncé dès le lancement de l’association France Logistique le 8 janvier dernier : le premier Cilog (Comité interministériel de la logistique) a enfin eu lieu ce 7 décembre 2020, sous la houlette de Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie. Réunis avec les acteurs de la filière, ce rendez-vous a été l’occasion de souligner le caractère essentiel de la logistique, notamment mis en lumière durant la crise sanitaire et de présenter « des mesures ambitieuses pour une logistique compétitive et durable en France », comme l’explique le ministère de la Transition écologique dans un communiqué envoyé ce jour. « Le Gouvernement est pleinement mobilisé auprès du secteur de la logistique, qui a prouvé son rôle indispensable tout au long de la crise sanitaire que nous traversons. Je salue et remercie pleinement l’ensemble des acteurs de la logistique, maillons essentiels des chaînes d’approvisionnement de la population et des entreprises, en particulier en cette période de Noël, face aux flux de livraisons afin que chacun puisse profiter des fêtes de fin d’année », déclarait Jean-Baptiste Djebbari. 16 mesures opérationnelles ont ainsi été présentées le 7 décembre par le Gouvernement qui indique consacrer 1,7 milliard d’euros à la filière logistique, « afin de la conforter dans son rôle de levier de la reprise économique et de la transition écologique ».


Des mesures mises en œuvre dès 2021

Des mesures qui s’inscrivent dans la lignée des recommandations du rapport rédigé par Eric Hémar et Patrick Daher et remis en septembre 2019, au Premier ministre de l’époque, Edouard Philippe. L’enveloppe consacrée au secteur doit ainsi répondre à trois grands axes de travail, mis en œuvre dès 2021 : soutenir la décarbonation du transport de marchandises et accompagner la reprise d’activité des entreprises de la filière logistique ; renforcer l’attractivité du territoire français pour la construction d’entrepôts logistiques compétitifs et efficaces sur le plan environnemental ; simplifier le passage des marchandises aux points d’entrée et de sortie de notre territoire. À l’été 2021, Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique, Anne-Marie Jean, vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg et présidente du Port autonome de Strasbourg, et Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire Toulouse et président de la fédération des Marchés de gros de France, devront par ailleurs émettre « des recommandations concrètes » dans le cadre d’une stratégie nationale structurée de la logistique urbaine durable. « Comme l’a montré le rapport Daher/Hémar, la filière est un élément clé de la compétitivité industrielle de notre pays. Nous devons reconnaître cela et investir dans cette filière. C’est tout l’enjeu du Comité interministériel de la Logistique que nous lançons aujourd’hui avec les partenaires structurés autour de France logistique. Notre ambition est grande : moderniser la filière, la décarboner et en faire un élément de la compétitivité et de l’attractivité industrielle de notre pays. Avec un investissement de près de 1,7 milliard d’euros, nous mettons des moyens pour cette ambition. Il nous faut maintenant nous mettre au travail », soulignait Agnès Pannier-Runacher.


France Logistique réjouie de ces premières conclusions

France Logistique a de son côté indiqué se féliciter des mesures annoncées venues reconnaître « l’enjeu national qu’est la mobilité des marchandises ». « Le transport et la logistique apparaissent structurellement comme des acteurs majeurs des politiques de relocalisation industrielle, d’aménagement des territoires, de transition écologique, de compétitivité et de souveraineté de notre économie », évoque, dans son communiqué du 7 décembre, l’association. Ses membres se disent satisfaits de l’intégration de l’ensemble des maillons des chaînes logistiques et soulignent, sur la question de la transition écologique du transport, la prise en compte de l’approche multimodale, incluant aussi bien des aides aux modes massifiés qu’au renouvellement des flottes du mode routier. Ils se félicitent également du soutien du gouvernement au plan de développement du fret ferroviaire mais aussi de l’accent mis sur la nécessité de performance des ports français pour la compétitivité logistique et donc économique française globale. Niveau immobilier, même contentement pour « l’intégration de la logistique, dans les dispositifs d’aide à l’implantation dans les territoires, aux côtés de l’industrie, via l’aide au renouvellement des friches ou l’utilisation des sites clés en main », ainsi que sur l’appui au développement d’entrepôts écologiques, par le relèvement du seuil de rachat automatique de l’énergie photovoltaïque, ou la capacité à construire en hauteur pour limiter l’empreinte au sol.

Poursuite du dialogue public/privé

L’association se dit également satisfaite de la volonté exprimée par le Gouvernement de poursuivre le travail public/privé avec France Logistique. Une ambition qui doit passer par l’approfondissement des mesures annoncées notamment sur « la clarification et la simplification des règles fiscales, règlementaires et d’urbanisme applicables aux entrepôts » afin d’assurer l’attractivité du territoire français pour leurs implantations, mais aussi « l’amélioration des performances de nos ports et de nos modes massifiés ferroviaires ou fluviaux, par de meilleures réponses aux besoins de leurs clients, en termes de fluidité et fiabilité » ; ainsi que par « le partage d’une stratégie de logistique urbaine permettant d’optimiser les flux de marchandises au bénéfice à la fois des activités économiques, des consommateurs, et des enjeux environnementaux », détaille France Logistique. La plateforme associative appelle en outre à compléter ces différents chantiers de travail par de nouvelles mesures, notamment celle d’élaborer une feuille de route pluriannuelle pour la transition énergétique du transport routier en y intégrant la dimension européenne. Il s’agira également, selon elle, de définir un « programme d’actions concernant l’évolution des compétences et des emplois, notamment en matière de numérique » et enfin de décliner territorialement ces mesures « aux diverses échelles de l’aménagement des territoires ». Enfin, France Logistique incite le Gouvernement à poursuivre la tenue du Cilog dans le temps, sur une fréquence annuelle au minimum.

Source:www.voxlog.fr

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