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UNE PRISE EN COMPTE DE LA DIMENSION ENVIRONNEMENTALE DANS LA PLANIFICATION

Pour les éditeurs, l’intégration des données et contraintes environnementales dans le cadre de la prévision et planification va devenir un élément indispensable dans les années à venir.

Jusqu’à maintenant, les supply chains s’articulaient souvent entre des notions de taux de service et de volume de stock, et leur équilibre délicat. Si maximiser le stock augmentait le taux de service, ce choix était coûteux avec un risque de sur-stock. A contrario, le minimiser pouvait entraîner des ruptures et une baisse de la qualité. Mais un troisième curseur va rentrer en ligne de compte pour les entreprises au moment des arbitrages : l’empreinte environnementale. « Les questions climatiques peuvent avoir des impacts business forts, tout en étant également un argument marketing. Logistique, design des produits, qualité de service : ce sont des considérations cruciales qui se déclinent tout au long de la supply chain », explique Evan Quasney, global VP supply chain solutions chez Anaplan. Une demande poussée aujourd’hui de tous bords : des clients qui cherchent à acheter plus vert, des gouvernements accentuant la pression sur les entreprises, et des pénuries de matière première qui risquent de se multiplier dans les années à venir, remettant en question certains approvisionnements.

Une visibilité certifiée

Pour cela, les outils de planification et prévision œuvrent à intégrer des éléments environnementaux afin de faire voir l’impact des supply chains au quotidien, mais également de proposer d’autres voies et d’autres choix. C’est le cas chez Azap, dont la plateforme intègre cette composante en se basant sur des modèles mis au point par l’Ademe afin de calculer des bilans carbone associés aux scénarios planifiés : « Dans les réunions S&OP, nous pouvons indiquer aux directeurs RSE l’impact environnemental de chaque scénario logistique et supply chain, car chaque politique de distribution aura son propre bilan d’émissions de GES », explique Manuel Montalban, son CEO. Les exemples sont multiples : augmenter ses stocks peut engendrer moins de transport et donc réduire les émissions. Mais cette stratégie entraine une consommation énergétique plus forte si l’entreprise a besoin de plus de sites en température dirigée. « Pareillement, au niveau de l’approvisionnement, acheter à un fournisseur local va offrir une réduction des GES très concrète. En fonction des produits et fournisseurs, la plateforme va construire des scénarios favorisant la réduction de l’empreinte environnementale, si tel est le choix de la société », souligne Manuel Montalban.

Des réflexions également engagées chez QAD DynaSys, qui se base sur des modèles gouvernementaux pour le calcul de ses métriques, comme l’explique Shaun Phillips, son directeur produit. « La question de la durabilité de la supply chain ne repose pas que sur le calcul et la réduction du CO2 dans le transport, car celui-ci ne représente parfois que 2 % des impacts. C’est plutôt du côté de la conception du produit qu’il faut aller chercher des améliorations : le coût de chaque composant, mais aussi sa réutilisation et son recyclage, etc Nous sommes encore au début de cette réflexion, mais c’est une refonte et une nouvelle façon de penser par rapport à ce que l’on faisait par le passé. Et nous estimons que le rôle de notre solution de planification est de permettre à nos utilisateurs de faire des choix informés qui mettent en avant cet aspect green ».

Viser le Scope 3

C’est donc une ouverture progressive vers une supply chain plus verte qui s’opère, avec des outils qui proposent déjà des données sur le transport et le stockage, mais aussi prochainement sur les retours et déchets. Objectif : voir plus loin en allant chercher des bilans environnementaux sur le Scope 3, c’est-à-dire tout ce qui est émis de manière indirecte par l’écosystème autour de la société, tels que les fournisseurs en amont. « Nous cherchons à prendre en compte dans nos calculs le cycle de vie du produit et tout ce qu’il a pu générer comme émissions depuis sa création. Avec des technologies telles que la blockchain, il est possible de garder une trace de ces impacts tout au long de la chaîne de valeur, et de mettre en lumière le passif CO2 des produits quand ils arrivent chez le client. C’est un projet tentaculaire qui recouvre l’ensemble des parties prenantes, mais il existe une volonté globale d’y arriver progressivement », raconte Manuel Montalban. Reste à voir si cet angle sera vraiment pris en compte par les entreprises du secteur dans leurs choix de planification et prévision. « Nos clients dans le domaine du bio par exemple font déjà ce genre d’arbitrages, et de plus en plus d’entreprises s’y mettent », remarque Manuel Montalban.

Source:www.voxlog.fr

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